Pour ou contre violer la stagiaire

Vanda

J’avais conseillé à Vanda des vêtements moins près du corps, mais sans doute, elle n’avait pas bien compris le sens de ma recommandation. C’était son premier cours en autonomie, c’est-à-dire sans moi au fond de la classe, avec des électriciens, une vingtaine de garçons, pas une seule fille.

Je l’ai vue arriver, le matin, avec un jean moulant et un petit haut charmant qui mettait tout à fait en valeur des atouts évidents. Je me suis dit Aïe ! Aïe ! Mais il était trop tard pour y changer quoi que ce soit. Elle était confiante, elle avait préparé un cours sur l’argumentation. Elle avait travaillé des heures dessus, beaucoup trop, à mon avis. Pour tout prévoir, y compris les éventuelles questions des élèves. Elle allait leur demander de choisir un thème et diviser la classe en deux. La moitié cherchant des arguments pour et l’autre des arguments contre.

En salle des profs, deux heures plus tard, je la retrouve, buvant un café, l’air un peu troublé, fatigué. Mais elle me dit que tout s’est bien passé, que les élèves ont travaillé avec cœur, même si c’était parfois un peu bruyant.

Les élèves, je les vois dans l’après-midi. Ça a été avec la stagiaire ? Vous avez bien travaillé ? Oui Monsieur, super. Vous avez trouvé un thème ? Oui, Monsieur. On a choisi pour ou contre violer la stagiaire.