Ce livre serait une sorte de fleur du mal contemporaine, cueillie entre Berlin et Paris, entre la beauté et le grotesque d’une vie…
"Si je déployais autant d'énergie à écrire cette histoire que j'en ai usée de périlleuse à satisfaire mes instincts délétères, j'en serais au cinquième tome."
Jérôme noie son mal de vivre d'un dealer à l'autre. Dans un Berlin en mouvement perpétuel, il découvre l'univers troublant du refus de soi, jusqu'au jour où Myosotis, Everest et Belle de jour entrent dans ses nuits pour y mettre couleurs et relief.
Cette histoire scandaleurement morale emprunte à l'enfance les souvenirs qui font l'homme jusque dans ses traumatismes les plus intimes.
Ce sont 35 chapitres corrosifs à lire avec des lunettes de protection pour un voyage aussi ambitieux qu'il est audacieux et singulier.
"Le médecin me demande :
- Où avez-vous mal ?
- Nulle part.
- En êtes-vous certain ?
Long silence interminable. Je sens les larmes monter. Pour les conjurer, je réponds sans réfléchir.
- À la vie, peut-être."
Les pages sentent le foutre à plein nez ! Images sublimes. Univers salace. Ce livre serait une sorte de fleur du mal contemporaine, cueillie entre Berlin et Paris, entre la beauté et le grotesque d’une vie…
Est-ce un roman ? Un journal ? Est-ce réel ? ou imaginé ? Peu importe…
Jérôme, le personnage n’est pas un saint, et semble préférer les torses aux seins !
Des lignes de cokes aux lignes de mots, on traverse une histoire qui sent le sexe, la drogue et le spleen…Certains ont le mal de mer, d’autres le mal de vivre qui peut entraîner quelques dérives…
La vie est-elle une farce ? Une tragédie ? Les deux sans doute.
Intermittences du cœur, rencontres éphémères et atypiques, avons-nous à faire à un cœur désabusé ? « En matière de sentiments, la constance est une grave imposture qui statufie les cœurs, y croire relève d’une naïveté rebattue »
Cette écriture sans pudeur, sans voile, dévoile les frasques, les souvenirs, les sensations d’un « je », d’un jeune, d’un homme pour qui : « Ecrire, c’est aller à rebours des évidences, statufier des mots pour l’éternité dans un monde où tout passe »